Les catholiques, Ayn Rand, et l’Eglise de Satan…

Ayn Rand

Venant de perdre le brouillon de mon second billet sur la « guerre culturelle » à la suite d’une erreur de sauvegarde, et dans l’attente de le réécrire, j’en profite pour rédiger ce billet sur un sujet qui n’est sans doute pas central, mais qui me fait sourire depuis des mois: l’attachement de nombre de catholiques de la tradisphère, parmis les plus engagés contre le Hellfest et tout ce qui pourrait être interprété comme du satanisme, à la pensée d’Ayn Rand. Qui est Ayn Rand?

« Ayn Rand (prononcé [ˈaɪn ˈrænd]), née Alissa Zinovievna Rosenbaum (en cyrillique russe : Алиса Зиновьевна Розенбаум), est une philosophe, scénariste et romancière2 américaine d’origine russe, juive athée, née le 2 février 1905 à Saint-Pétersbourg et morte le 6 mars 1982 à New York.

Ayn Rand est connue pour sa philosophie rationaliste, proche de celle du mouvement politique libertarien, à laquelle elle a donné le nom d’« objectivisme ». Elle a écrit de nombreux essais philosophiques sur des concepts tenant de la pensée libérale, comme la liberté, la justice sociale, la propriété ou l’État et dont le principal (et l’un des seuls de ses textes traduits en français, avec La Grève), est La Vertu d’égoïsme (The Virtue of Selfishness en langue originale). Ses contributions principales s’inscrivent dans les domaines de l’éthique, de la philosophie politique et de l’épistémologie. Cependant, malgré sa considérable popularité hors du champ académique, ses travaux ne sont généralement pas pris au sérieux par la plupart des philosophes.

Ayn Rand a également publié des œuvres de fiction telles que La Grève (Atlas Shrugged), La Source vive (The Fountainhead) et Nous, les vivants (We the Living), qui figurent parmi les plus vendues aux États-Unis. Elle a par ailleurs écrit de nombreux scénarios pour le cinéma, dont des adaptations de ses propres œuvres de fiction.

Ayn Rand est considérée comme la théoricienne d’un capitalisme individualiste ainsi que d’un libertarianisme refusant toute forme de coercition et prônant les valeurs de la raison, du travail et de l’« égoïsme rationnel », son concept central. Figure de l’anti-communisme radical, Ayn Rand prône également l’indépendance et le « laissez-faire » face à toute forme de collectivisme ou de religion établis. » (Wikipédia, « Ayn Rand »).

Il a beaucoup été question d’elle l’an dernier dans les médias généralistes, dans le contexte de la campagne présidentielle américaine. En effet, Paul Ryan, le co-listier de Mitt Romney, catholique pratiquant, s’est publiquement réclamé de son influence:

« Tranchées au couteau, les idées d’Ayn Rand inspirent Paul Ryan, le colistier de Mitt Romney. Adepte des coupes budgétaires et de la réduction des impôts, cet ultra-conservateur président de la commission du Budget à la Chambre des représentants veut réinjecter du rêve américain – dopé au P90X, un brutal programme de fitness que le possible futur vice-président pratique tous les matins dans une salle de gym du Capitole… – dans le ventre mou d’une Amérique en perte de vitesse :« Si je devais rendre hommage à une personne pour m’avoir fait entrer en politique, ce serait Ayn Rand. Car, ne vous trompez pas, le combat que nous menons est une lutte de l’individualisme contre le collectivisme », a révélé la jeune star du parti républicain devant d’autres disciples de Rand. La sécurité sociale ? Collectiviste. A privatiser entièrement… La haine de la religion professée par Ayn Rand ? S’en démarquer coûte que coûte.

« Avant de minimiser son influence à cause de son athéisme viscéral et de ses positions pro-avortement, très gênants en période électorale, Paul Ryan a encensé Ayn Rand à l’Atlas Society en 2005, à l’occasion du centenaire de sa naissance », se souvient David Kelley, philosophe qui a fondé cette organisation à Washington pour faire vivre les idées objectivistes et concurrencer le plus orthodoxe Ayn Rand Institute, situé en Californie.  » (Télérama, « Ayn Rand, l’apôtre de l’égoïsme qui inspire la droite américaine »).

Dans les termes employés par Paul Ryan lui-même (source: « Paul Ryan’s Favorite Philosopher Inspired « The Satanic Bible », Experts Say », sur Daily Kos):

« « Ayn Rand, more than anyone else, did a fantastic job of explaining the morality of capitalism, the morality of individualism. » — Congressman Paul Ryan, 2009 official Ryan For Congress video ad. »

« « I just want to speak to you a little bit about Ayn Rand and what she meant to me in my life and [in] the fight we’re engaged here in Congress. I grew up on Ayn Rand, that’s what I tell people..you know everybody does their soul-searching, and trying to find out who they are and what they believe, and you learn about yourself.

I grew up reading Ayn Rand and it taught me quite a bit about who I am and what my value systems are, and what my beliefs are. It’s inspired me so much that it’s required reading in my office for all my interns and my staff. We start with Atlas Shrugged. »
— U.S. Congressional Representative Paul Ryan (R-WI), 2005 keynote speech in honor of Ayn Rand’s birthday, held by the Atlas Society.« 

La question s’est posée, jusque dans les milieux catholiques français, de la compatibibilité de la pensée d’Ayn Rand avec la doctrine sociale de l’Eglise. Deux lignes très opposées (pas seulement sur ce sujet d’ailleurs), se sont affrontées:

– Celle de Patrice de Plunkett et des « chrétiens indignés », très engagés dans la critique du modèle économique libéral:

« Cinquante ans plus tard, Paul Ryan, candidat républicain à la vice-présidence des Etats-Unis, se réclame ouvertement d’Ayn Rand tout en se disant catholique, incompatibilité qui semble ne plus gêner personne à droite. Le niveau intellectuel et moral est tombé si bas qu’on ne sait plus faire la différence entre philosophie « conservatrice » et matérialisme mercantile. Cette confusion sévit aussi en France. Il y a trois semaines, un site libéral-traditionaliste célébrait un gros patron du Sud-Est qui venait d’annoncer sa décision de créer une entreprise au Maroc plutôt que dans sa propre région (qui aurait eu bien besoin de ces emplois) ; couvert de blâmes pour son cynisme par ses concitoyens, ce patron était présenté par le site bien-pensant comme un héros de l’antisocialisme ! Ayn Rand aussi aurait aimé ce type-là. » (« Quand des conservateurs US « exorcisaient » Ayn Rand, future ghost-inspiratrice de Paul Ryan »)

– Celle de nombreux représentants de la tradisphère, défenseurs de l’économie de marché  et du non interventionnisme de l’Etat, au premier rang desquels le Salon Beige, dont l’un des animateurs, Michel Janva, répond de la sorte à un commentateur qui ironise sur un billet qui partage l’argumentaire d’un site américain appelant les catholiques à voter Romney:

« Commentaires

Et le fait que le vice président du Romey se déclare ouvertement d’Ayn Rand, ça ne leurs (et vous) fout pas un peut les miches?

[Aucunement. Lisez plutôt ceci :

http://www.riposte-catholique.fr/americatho/paul-ryan-un-vice-president-attache-a-la-doctrine-sociale-de-leglise-et-a-la-defense-de-la-vie#.UF3TB1Gefxg

http://www.riposte-catholique.fr/americatho/pour-larcheveque-aquila-paul-ryan-ne-soppose-pas-a-la-doctrine-sociale-de-leglise#.UF3SyVGefxg

http://www.riposte-catholique.fr/americatho/leveque-robert-morlino-sur-paul-ryan#.UF3S0VGefxg

MJ]

Rédigé par : Alex | 22 sep 2012 16:56:08« 

Si les liens donnés par Michel Janva ne mentionnent ni le nom, ni la pensée de Rand, sa réponse indique explicitement que l’influence éventuelle de sa pensée sur un candidat, soutenu par des catholiques, à la présidence des Etats-Unis d’Amérique, ne le gêne « aucunement ».

Toujours sur le Salon Beige, j’ai trouvé deux autres mentions, dans un contexte plutôt favorable, de l’oeuvre d’Ayn Rand:

– Dans un article partagé par Michel Janva et issu du site Contrepoints, un passage, graissé par lui, invoquant l’autorité d’Ayn Rand contre les décroissants:

« Ce que les décroissants cherchent à obtenir de nous c’est ce qu’Ayn Rand appelait la « caution de la victime » : pour nous faire accepter leur projet et ses conséquences, ils doivent nous convaincre non seulement de l’urgence d’une intervention gouvernementale massive mais surtout de notre culpabilité.« 

– Dans un autre billet, là encore cité par Michel Janva, et qui provient du blog, tradi,  de l’Amiral Woland, et qui mentionne Ayn Rand pour nuancer la critique faite par certains catholiques des méfaits, réels ou supposés, du libéralisme:

« Quand je lis et entends que la crise est la faute du libéralisme et du manque de régulations alors qu’elle est due au capitalisme d’état (déjà dénoncé par Ayn Rand et qui consiste en un copinage consanguin, voir pire, entre gouvernement et grandes entreprises) et à l’hyper-régulation (par exemple le gouvernement fédéral US forçant les banques à prêter de l’argent à des gens qui ne pouvaient en aucun cas le rembourser, ce qui a fini par déclencher la crise en 2008) j’ai envie de sortir les catapultes.« 

Tout cela est très bien: j’imagine qu’on a le droit d’aimer Ayn Rand (ce n’est pas ma tasse de thé, mais je l’ai assez peu lue j’en conviens). Et je ne vais pas rentrer ici dans le débat « décroissants vs libéraux »: ce n’est pas le sujet de ce blog, ni de cet article, et je n’ai pas une connaissance suffisante des questions qui y sont disputées pour le trancher… Non, ce qui m’amuse, c’est la sympathie que ce blog, qui par ailleurs est très mobilisé contre le Hellfest (avec des arguments parfois à la limite de la malhonnêteté intellectuelle, comme je le montrai l’été dernier à partir de leur traitement du décès d’un employé du festival), montre envers une auteure qui  compte parmi les inspirations principales de la doctrine de l’Eglise de Satan, telle que formulée par Anton LaVey dans la Bible de Satan ( avant d’aller voir sur le SB, cet article m’a en grande partie inspiré par le spectacle d’un de mes contacts facebook qui parlait l’an dernier du « scandale du Hellfest », et qui partage régulièrement des articles à la gloire d’Ayn Rand). D’autres catholiques ont par contre relevé cette difficulté, ainsi le site Liberté politique, également engagé contre le Hellfest:

« Autre coïncidence, Ayn Rand est l’un des principaux auteurs cités dans la Bible de Satan d’Anton Lavey, qui explique que sa religion est uniquement la philosophie d’Ayn Rand à laquelle a été ajoutée des cérémonials et des rituels . » (« René Girard et Ayn Rand : éthique du sacrifice et de l’anti-sacrifice », par Thierry Paulmier).

Anton LaVey lui-même n’a jamais caché l’influence qu’a eu la lecture de l’oeuvre d’Ayn Rand sur sa conception du satanisme, ainsi que l’ont rappelé certains sites chrétiens inquiets lors de la campagne présidentielle américaine, auwquels j’emprunte les citations qui suivent, ainsi que celles de Paul Ryan citées plus haut dans l’article:

« « I give people Ayn Rand, with trappings »  — Anton LaVey, founder of the Church of Satan (to Kim Klein of the Washington Post, 1970), as cited on page 2 of Contemporary Religious Satanism: A Critical Anthology, by Jesper Aagaard Peterson (Ashgate Publishing Limited, 2009)« 

« « As for his ‘religion,’ he called it ‘just Ayn Rand’s philosophy with ceremony and rituals added’  » — Bill Ellis, quoting Anton LaVey on the intellectual source of his form of satanism, from page 180, Raising the Devil: Satanism, New Religions and The Media (2000, the University Press of Kentucky) »

« « To imply or state that the Church of Satan was the first to clearly state the Satanic ethic is to ignore the continuing impact of Ayn Rand…
To illustrate this historical precedent, let us examine the Nine Satanic Statements [from The Satanic Bible] in view of the Rand work Atlas Shrugged. In Galt’s speech (pages #936-993) is the written source of most of the philosophical ideas expressed in the Satanic Bible… Note that the sequential order of these Atlas Shrugged quotations parallels the order of the Nine Satanic Statements. »
 — Essay by George C. Smith, « The Hidden Source of the Satanic Philosophy », republished in The Satanic Bible (link to PDF file of Anton LaVey’s book)« 

Pour ceux qui veulent comparer, les 9 affirmations sataniques, qui constituent le coeur de doctrine de l’Eglise de Satan, sont consultables ici, et le discours de Galt . A les lire à la suite, on réalise combien LaVey, loin d’opérer une quelconque révolution idéologique, s’est contenté de régurgiter sous une forme appauvrie certaines lectures à la mode de son époque (cela me parait aussi vrai pour son approche de l’occultisme).

First Things, un journal néoconservateur fondé par le catholique Richard John Neuhaus et très hostile à la pensée de Rand, est allé jusqu’à affirmer dans un article intitulé « The Fountainhead of Satanism« :

« « [P]erhaps instead of recommending Atlas Shrugged, we should simply hand out copies of The Satanic Bible. If they’re going to align with a satanic cult, they might as well join the one that has the better holidays.« 

Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de différence entre la pensée de Rand et celle de LaVey. On en trouve une intéressante énumération sur le site de l’Eglise de Satan, et elles ne sont pas toutes anecdotiques:

« First, Objectivism holds that metaphysics, that branch of philosophy which concerns itself with the nature of reality, determines the nature of epistemology (which is concerned with how man acquires knowledge) as well as ethics (which is concerned with valuing human action), politics (social ethics) and art. Current philosophical disagreement on this issue still continues. It is, in fact, an unproven assertion by Rand that one’s metaphysical assumptions determine one’s ethics.

[…]
Second, Satanism does not hold that “a life appropriate to a rational being” is the sole standard of ethical right as does Objectivism. If anything, Satanism holds that indulgence in life or “fun” as perceived by the individual is the highest standard of ethics. Satanists see that Objectivism has enthroned reason above the individual as opposed to utilizing this sole means to knowledge as a tool to achieve a purpose. Satanism enthrones the individual as a whole, not reason, as the supreme standard to determine the value of actions (ethics).

Third, Rand’s philosophy rejects as ethical accepting the sacrifice of another to one’s self (to paraphrase the end of Galt’s oath from Atlas Shrugged). The Satanic view sees as ethical the reality of domination of the weak by the strong. The assertion in Objectivism is that the use of force to cause others to submit to the will of the stronger or cleverer individual is « wrong » for the individual. This is a second major assertion which Satanism finds unproven by the Objectivists. Consequently, the Satanist is far more flexible in the choice of actions available than is the Objectivist who cannot simply accept his personal needs as absolutely reliable to determine the best course of action in any circumstance.

Fourth, Objectivism is purely atheistic with a complete rejection of the value of a god in their metaphysics. The Satanic view of this is in pure agreement except in two areas. The Satanist holds that the meaning of god is useful when one holds it to mean the most important person in an individual’s universe and chooses that person to be himself. The Satanist also ascribes magical god-like qualities to himself when indulging in the alternate view of reality enjoyed in ritual. In both instances, Satanism sees the cultural effect of religion and god as an emotional asset to be tapped rather than simply rejected. In other words Satanism is a religion (with the individual as God) and Objectism isn’t. » (Church of Satan, « Satanism and objectivism », par Nemo).

D’un point de vue chrétien, la transition de l’égoïsme éclairé à la domination du fort sur le faible est certes une aggravation considérable de la doctrine initiale de Rand. Cependant, si on peut considérer le satanisme comme « encore pire » que l’objectivisme, la dette du premier au second reste évidente:

« Let me conclude this brief overview by adding that Satanism has far more in common with Objectivism than with any other religion or philosophy. Objectivists endorse reason, selfishness, greed and atheism. Objectivism sees Christianity, Islam and Judaism as anti-human and evil. The writings of Ayn Rand are inspiring and powerful. » (idem).

Ceci dit, mon but n’est pas de faire le procès d’Ayn Rand ni des catholiques qui se reconnaissent dans sa pensée. Et je n’ai pas nécessairement une grande confiance dans la rigueur intellectuelle de LaVey et la fidélité de sa lecture de Rand. Je m’amuse cependant de voir certains des mêmes catholiques qui hurlent contre le Hellfest parceque celui-ci invite des groupes dont les noms et/ou les paroles s’opposent violemment au christianisme ou évoquent des thématiques satanistes, sympathiser pour une oeuvre dont les liens idéologiques avec la doctrine de l’Eglise de Satan sont beaucoup plus forts et avérés, mais n’apparaissent pas de manière explicite. Comme si le nom que se donne un phénomène ou un mouvement était plus important que le contenu de ses idées, à leurs yeux.

Car de deux choses l’une:

– Soit ces catholiques considèrent vraiment le satanisme comme une menace importante, au point de combattre toute référence à ce dernier dans la culture, indépendamment des idées très diverses, et pas toujours au premier degré ou contraire au christianisme, qui se cachent derrière son nom, dans les phénomènes et les manifestations qu’ils dénoncent. Dans ce cas, comment ne pas s’interroger sur l’intérêt porté en milieu catholique pour une oeuvre dont les idées, pour le coup, ont eu une influence décisive sur la constitution idéologique du satanisme contemporain?

– Soit ils sont relativement sûrs de leur coup pour ce qui concerne la catho compatibilité de la pensée d’Ayn Rand, et estiment que son influence sur l’idéologie de LaVey, qui est il est vrai très superficielle et opportuniste, est anecdotique. Mais dans ce cas, porquoi faire tant de cas de l’imaginaire satanique dans le metal (imaginaire qui de surcroit y est en déclin, comme je l’ai rappelé dans d’autres articles)?

Toujours est-il que ce genre d’incohérence amène à mettre en doute « l’indignation » de certains catholiques, qui est brandie avec force contre des images et des étiquettes sans liens réels avec la réalité du satanisme cultuel, mais qui s’estompe comme par miracle quand les idées exprimées par tel ou tel en sont proches, mais de manière non explicite, et les arrangent politiquement. Comme si au fond les doctrines étaient interchangeables et que les appelations seules avaient de l’importance, tels autant dépouvantail alimentant l’auto-intoxication des catholiques partisans d’une riposte culturelle, qui semblent tant avoir besoin de la « cathophobie » pour s’expliquer la déchristianisation, comme s’il n’y avait pas d’autres causes plus complexes et parfois plus porteuses de remises en questions pour nous chrétiens…

Pour finir, une citation  sur Ayn Rand, qui n’est pas liée au satanisme, qu’il est sans doute un peu limite de ma part de partager compte tenu de ma faible connaissance de son oeuvre , mais dont la formulation me fait rire:

« « There are two novels that can change a bookish 14-year-old’s life: The Lord of the Rings and Atlas Shrugged. One is a childish fantasy that often engenders a lifelong obsession with its unbelievable heroes, leading to an emotionally stunted, socially crippled adulthood, unable to deal with the real world. The other, of course, involves orcs. »
–– John Rogers, screenwriter and comic » ( « Paul Ryan’s Favorite Philosopher Inspired « The Satanic Bible », Experts Say », sur Daily Kos).

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