Hellfest: la tentation du complot

 

J’évoque fréquemment la mentalité de citadelle assiégé traduite par nombre d’actions de lobbying menées par certains catholiques, et cristallisée tout particulièrement autour du concept douteux de « christianophobie ».

Mon par ailleurs (sincèrement) estimé lecteur Les Yeux Ouverts vient de m’en fournir une expression particulièrement marquante, dans la séquence de commentaires suivantes, postée à la suite d’un de mes précédents billets:

Les Yeux Ouverts:

« […] La nature païenne du black metal a en effet pour fondement le refus ou la haine de Dieu exprimés synthétiquement par cette expression “Non serviam” qui ne date pas de 1968 et dont la nouvelle droite n’est pas la seule expression révolutionnaire (cf par exemple le laïcisme exprimé tout récemment par le candidat socialiste à l’élection présidentielle, le libéralisme exprimé par le maçonnisme, le mondialisme matérialiste ou encore le relativisme ). Un titre comme “Black metal, Révolution et Anti christianisme” est plus approprié.
On ne méditera jamais assez ces propos des promoteurs du hellfest ” le black metal est par nature sataniste” et ” on ne déprogramme pas les groupes anti-chrétiens” ( allusion à l’annulation de Anal Cunt l’année dernière plaisantant avec les victimes de la shoah)
 La programmation du hellfest 2012 est révélatrice une fois encore de cet esprit black metal qui par ailleurs n’est pas l’exclusivité de cette tendance« .

Darth Manu:

« […] Je pense que tu mélanges là beaucoup de discours très hétérogènes.Par exemple, le différentialisme de la Nouvelle Droite, aussi bien que la fascination pour le néo paganisme de certains groupes de metal, peuvent être lus comme des réactions au “mondialisme matérialiste” que ces courants ne cessent d’ailleurs de dénoncer, non sans éviter les clichés.Et ils n’ont strictement rien à voir, ni dans leur discours, ni dans leurs origines, avec le programme de François Hollande. Le fait que tous ces exemples semblent illustrer une certaine défiance apparente à l’encontre du christianisme ne suffit pas à mettre en évidence une idéologie commune […] ».

Les Yeux Ouverts:

 » […] Qiand je constaterai par ailleurs, aujourd’hui et en france, que le BM dénonce avec la même énergie, la même constance et la même violence les autres religions, la maçonnerie, le communisme, alors là je réviserai sans problème mon propos parce que cela signifiera alors que l’esprit de transgression ou de celui de totale liberté d’expression revendiqués par ce metal ne sont pas que des mots !

 Tu n’es pas sans méconnaître les sponsors politiques du hellfest , tous socialistes. Il se trouve que j’ai d’une part en main un courrier du conseil régional /hellfest et que je connais d’autre part l’initiative de ce même conseil régional/jeunesse : pass contraception et distribution gratuite de preservatif. Je ne mélange pas tout , bien au contraire ! »

 Je lis dans l’argumentation de LYO le paralogisme suivant:

Majeure: On trouve chez les groupes présents aux Hellfest, dans le programme du parti socialiste, dans la pensée de la Nouvelle Droite, dans la tradition maçonnique, des discours qui sont hostiles au christianisme et/ou contraires à son enseignement.

Mineure: Un Conseil Régional contrôlé par le PS subventionne le Hellfest,  dont les groupes invités se réclament parfois de courants musicaux qui présentent quelques affinités à la marge avec des thèses de la Nouvelle Droite, avec l’ésotérisme franc maçon ou encore avec l’occultisme.

Conclusion: Tout est lié.

Je consacre un article tout entier à ce paralogisme, parce qu’il me parait pointer l’un des aspects les plus gênants de la contestation anti Hellfest: ses affinités avec ce qu’Hannah Arendt parmi d’autres appelait « la mentalité du complot ».

Alain de Benoist, tout fondateur qu’il soit de la Nouvelle Droite, et indépendamment de l’hostilité que m’inspire l’essentiel de sa pensée, nous en livre une analyse intéressante dans un article intitulé: La psychologie du conspirationnisme:

« La première observation que l’on peut faire est que les théories du complot, alors même qu’elles ne cessent de parler de forces secrètes, de puissances invisibles, d’action souterraine, etc., proposent elles-mêmes un schéma qui, loin d’être opaque, se fonde au contraire sur le postulat d’une extraordinaire « transparence » de l’action historique. Celle-ci se trouve en effet ramenée d’emblée à une sorte de causalité mécanique et linéaire. Les événements sont produits mécaniquement par
des agents cachés, qui manipulent les hommes comme on appuie sur un bouton pour obtenir l’effet désiré. Ce trait caractéristique résulte à vrai dire de la nature même de la théorie. La « preuve » du complot réside dans son efficacité, et pour qu’il soit efficace il faut que les effets obtenus soient conformes aux intentions initiales. Paradoxalement, il y a dans cette conception une certaine inspiration rationaliste, bien qu’elle émane d’auteurs fréquemment antirationalistes. Elle postule une histoire rationnelle, caractérisée par des événements qu’il serait possible de rapporter à des causes uniques et à des actes volontaires déterminés. Xavier Rihoit remarque à ce propos que, « tissé de paradoxes, le conspirationnisme est le fait d’homme qui, d’une part, adhèrent à des vérités de foi, dogmatiques et inaccessibles à la raison, mais qui, d’autre part, ne cessent de vouloir rendre la réalité historique parfaitement transparente et les conduites humaines imparablement logiques » » (p. 3et 4).

 Cette causalité mécanique, je la retrouve dans la manière dont LYO ramasse les courants de pensée très disparates qu’il évoque ausein d’une même origine: « le refus ou la haine de Dieu ». Ce qui est très symptômatique selon moi de la façon dont de nombreux sites catholiques font l’inventaire minutieux de toutes les manifestations du recul du christianisme dans notre culture, de toutes les critiques de notre Eglise dont les médias se font l’écho, de toutes les oeuvres d’allure ne serait-ce que vaguement blasphématoire ou occultiste, de toutes les persécutions de chrétiens dans des pays aussi différents que la Chine ou le Pakistant, pour, ignorant magistralement la diversité des causes de tous ces phénomènes, et des formes qu’ils prennent, de gravité très hétérogène, les rassembler en une grande vague de fond, une cause unique, qu’ils nomment la « christianophobie ».

  » La théorie conspirationniste est donc avant tout une théorie antagoniste, voire négatrice du hasard et de l’aléa. Une expression typique de ce genre de littérature est précisément la formule : « Ce n’est pas un hasard si… » Non seulement toute occurrence simultanée peut être ainsi réinterprétée en termes de causalité, mais on aura aussi recours à des formes pathologiques, délirantes, de la pensée analogique. C’est ainsi que l’abbé Barruel explique la forme triangulaire de la lame de la guillotine, non par la plus grand efficacité du tranchant biseauté, mais par la volonté des révolutionnaires de donner au « couteau républicain » la forme du triangle maçonnique. Ce n’est pas un hasard, affirme dans le même esprit le dirigeant noir antisémite américain Louis Farrakhan, si les dollars portent sur leur revers un aigle surmonté de treize étoiles (correspondant aux treize Etats alliés dans la guerre d’Indépendance américaine) car, en reliant ces étoiles les unes aux autres, on obtient… l’étoile de David ! Raoul Girardet, de son côté, rapporte qu’au XIXe siècle, « une certaine presse antisémite dénoncera dans le creusement du métropolitain parisien une entreprise du complot juif visant à faire planer sur la capitale tout entière une menance permanente de destruction ». Or, la même idée est réapparue à date récente chez certains groupes extrémistes russes à propos du métro de Moscou, dont le tracé était censé reproduire des signes kabbalistiques. On constate donc une résurgence des thématiques. La négation du hasard permet ainsi d’accumuler des « preuves » qui n’en sont pas, au moyen de faits anodins réinterprétés comme autant de « marques diaboliques », c’est-à-dire de « signatures » attestant pour l’oeil exercé de la réalité du complot. « En ce sens, ajoute Xavier Rihoit, et c’est un autre paradoxe, les conspirationnistes, malgré leur traditionalisme déclaré, n’en font pas moins preuve d’une mentalité typiquement moderne : à l’instar des grandes idéologies, ils pensent que la réalité historique est intégralement déchiffrable et excluent ce dont la raison ne veut pas entendre parler : l’aléa, l’accident, l’exception, le hasard » » (p. 4 et 5).

 Si le conspirationnisme des antihellfest porte souvent sur des choses bien moins graves que certains des exemples évoqués ici, les exemple y abondent de ce refus si caractéristique du hasard.

Quelques exemples marquants:

 » Curieusement, on observe que le métal s’est créé, en 40 ans d’existence, des codes, des croyances, des symboliques, des rites, des icônes, un langage, des images, une rhétorique, des concerts-grands messes …bref un ensemble d’attitudes et de comportements communautaristes empreint de religiosité et dont il faut aller chercher le fondement dans cette double assertion révolutionnaire :  » fais ce que tu veux sera toute la loi » et  » vis pleinement ce que tu ressens en toi ». Ces 2 assertions de Anton Szandor LaVey (fondateur de l’Eglise de Satan en 1966) ont pour origine Aleyster Crowley, spécialiste de l’occultisme et de l’ésotérisme,[…]

 Pas étonnant de savoir que LaVey est proche de Ron Hubbard, fondateur de la Scientologie, et qu’il a fondée l’Église de Satan le jour de la Walpurgisnacht (fête germanique supposée magique).

 Pas vraiment surprenant donc de voir dans le show des Screams Awards Marilyn Manson ( nommé révérend de l’église de satan par Anton Lavey ) rendre hommage à Ozzy Ozbourne. Surnommé « le pape du metal » ,Ozzy Osbourne est l’auteur du titre « Mr Crowley » , est aussi connu pour le « Ozzfest » dont la version 2002 avait pour jaquette le dieu Pan.

 Pas étonnant non plus de voir ce même Manson en compagnie cette fois d’Eminem ! » (Hellfest: le temps des dinosaures?, sur le blog du Collectif Provocs Hellfest).

 « Curieusement », « Pas étonnant », « pas vraiment surprenant », « pas étonnant non plus »: cet article ne démontre rien du lien de causalité doctrinal qu’il évoque entre le satanisme d’inspiration thélémite, le metal, le Hellfest, et le rap (via Eminem). Il se contente de suggérer… et laisse l’imagination du lecteur finir le travail.

Plus anecdotique, mais vraiment trop fort: les mots utilisés l’an dernier par le Salon Beige pour relater la tentative (au demeurant stupide) de la direction du Hellfest, pour faire supprimer le blog du Collectif par son hébergeur:

 « Ils ont choisi le Vendredi Saint, ce n’est pas anodin

Le collectif contre le Hellfest a reçu ce jour un courrier de Barbaud Benjamin, Président de l’association HELLFEST PRODUCTIONS, dont voici un extrait :

« vous trouverez ci-joint le courrier qui vient d’être envoyé à votre hébergeur (afin de fermer le site…), qui je suis sûr ne restera pas sans réponse. Ensuite dans un second temps nous allons sans plus tarder communiquer et informer nos festivaliers de l’existence de vos différents blogs afin qu’ils puissent eux aussi vous exprimer leur exaspération et leur mécontentement. Nul doute que votre compte messagerie risque d’exploser… »

En attendant, la pétition contre les festivaliers de l’Enfer est toujours en ligne« .

 Il parait surtout évident que Ben Barbaud a profité de la vandalisation le jour même du Piss Christ et des réactions d’outrage qui ont fait suite pour contre attaquer, et qu’il n’a sans doute même pas réalisé la signification de la date pour les chrétiens. Mais ce « ce n’est pas anodin » suggère, hors de tout élément de preuve, et même de toute vraisemblance, qu’il a voulu rééditer consciemment le scandale de la Passion du Christ.

Reprenons le cours de l’analyse d’Alain de Benoist:

 « Le rejet de l’aléa entraîne une extraordinaire décontextualisation. Si l’événement ne saurait relever de l’imprévu, mais atteste au contraire de la réalité d’un plan qu’on peut interpréter comme une sorte de contre-ordre naturel, c’est que le cours des choses obéit à une logique qui lui est extérieure. La conspiration engendre les événements, mais n’est atteint par aucun d’eux. Elle explique l’histoire, mais elle se tient elle-même hors de l’histoire. Le complot se définit donc, non seulement par son ubiquité, mais par sa transhistoricité. A la limite, il existe en tous temps comme en tous lieux : l’histoire manipulée par les conspirateurs n’est que la réalisation d’un projet élaboré en dehors d’elle » (p.5).

 C’est cette décontextualisation qui empêche tout dialogue sérieux de s’établir avec les anti hellfest (et ce ne sont pourtant pas les métalleux de bonne volonté qui manquent, qu’ils soient cathos ou non). Les arguments glissent sur eux, et ils ne semblent retenir que ce qui contribue à leur cause. C’est ainsi qu’ils parviennent à réunir dans leurs tribunes des groupes dont l’esthétique, le rapport réel au christianisme et le discours général sont aussi différents que Black Sabbath, Blue Öyster Cult, Mötley Crüe, Judas Priest, Tankard ou les goupes de BM satanistes. Ils jugent sur les seules paroles, extraites de leur contexte. Et toute tentative d’éclairer ce dernier est purement et simplement ignorée. Ainsi, on retrouve dans l’un des billets du Collectif la phrase de Behemoth:  « À mon commandement, inondez les rues de Bethléem du sang des enfants ! », dont j’avais proposé une interprétation en contexte l’an dernier, par réaction à l’utilisation malhonnête qu’en avait fait Catholiques en Campagne en 2010. Sans aucune prise en compte, aucun retour argumenté de la part des antihellfest. J’ai pourtant porté à la connaissance de certains (je ne pense pas au Collectif ou à LYO en particulier sur ce point) ce billet. De même, j’avais cité la levée de la censure dont Cannibal Corpse a fait l’objet en Allemagne ou en Nouvelle Zélande comme un argument contre l’efficacité supposée de cette dernière dans une réponse à l’argumentaire déployé par le Collectif l’an dernier. Dans un billet récent, le Collectif cite cette censure dont a été victime Cannibal Corpse, sans indiquer qu’elle a depuis été levée. Et pourtant les gens du Collectif lisent mon blog, et y interviennent à l’occasion en commentaire. Quand j’ai cité les paroles de Cremation of holiness l’an dernier, c’était le lendemain sur leur blog, parce que pour le coup ça les arrangeait.

 » Il ne fait pas de doute que le succès des théories du complot provient avant tout de cette extraordinaire simplification qu’elles proposent, et c’est pourquoi la modernité, qui se caractérise notamment par une complexité de plus en plus grande des faits sociaux, constitue pour elles un terrain privilégié. Plus l’état du monde est complexe, plus la simplification radicale qu’apporte la théorie paraît salvatrice. Loin que leur caractère « total » suscite un légitime scepticisme, c’est au contraire ce caractère qui explique l’ampleur et la facilité de leur propagation. On voit par là quelles sont, pour leurs adeptes, les vertus de ce genre de théories. En expliquant, elles rassurent. Mais elles permettent aussi de faire une remarquable économie d’efforts. A quoi bon se livrer à une multitude d’enquêtes historiques, psychologiques, sociologiques pour tenter d’élucider le sens des événements et la nature du social, quand la théorie du complot permet de s’en tenir à une cause unique ? De même que la conspiration « explique » tout, à l’inverse tout « prouve » la conspiration : la multiplicité des effets est la marque même de l’unicité de la cause. A première vue, tout paraît compliqué, mais une fois la cause identifiée, tout devient prodigieusement simple ; il n’y a plus à chercher plus loin« .

 D’où la grande popularité chez les catholiques de ce type de sites de dénonciation: ils permettent d’expliquer de manière simple le recul culturel du christianisme (gentils cathos persécutés par les méchants christianophobes) et de paraitre évangéliser et témoigner à peu de frais. Riposter, dénoncer, faire « campagne », ç’est beaucoup plus facile que de dialoguer: ça évite d’écouter, de chercher à comprendre, à s’informer, à se mettre à la place du contradicteur, de se laisser décentrer par et pour lui, attitudes pourtant ô combien plus authentiquement évangéliques, et ça présente bien, ça permet de se donner un petit côté héroïque à peu de frais.

  » Toute la littérature conspirationniste est, par ailleurs, un discours de l’apparence. Elle repose sur l’idée que la réalité est tout autre chose que ce qui se laisse voir par le commun des mortels. On pourrait dire que le discours conspirationniste est éminemment « platonicien ». Il met en scène la « caverne » où se trouvent enfermés les naïfs et braque le projecteur sur l’« arrière-monde » où s’activent les « chefs
d’orchestre invisibles ». Ce dualisme est indispensable à la théorie. Il y a deux mondes : un monde immédiatement visible, le monde de la vie quotidienne, à la fois banal et compliqué, et il y a le monde de la coulisse, celui qui dirige le premier monde en « tirant les ficelles ». Le thème essentiel devient alors celui du codage et du décodage. Au conspirateur, qui s’emploie à dissimuler ses interventions, répond celui qui dévoile la conspiration parce qu’il sait en décoder les manifestations. L’adepte de la théorie du complot sait comment il faut décrypter. Il sait comment il faut « lire » l’histoire de l’humanité, comment il faut « traduire » ce qui s’observe en
surface, comment il faut faire pour déceler la cause cachée derrière l’événement apparent. Les événements ne sont donc pas à prendre au premier degré. Ils sont toujours autre chose que ce qu’ils paraissent être. Ils sont autant de preuves, d’indices ou de traces. Les naïfs peuvent bien s’y tromper, l’adepte de la théorie du complot, lui, a l’oeil plus exercé et plus perçant. C’est un peu, au fond, comme s’il faisait lui-même partie de la conspiration. Il combat certes l’action des grands initiés, mais il n’est pas moins initié qu’eux. Il lui faut donc se poser comme titulaire d’un savoir qui surplombe le savoir caché de ceux contre qui il se dresse. Prodigieux jeu de miroir, où transparaît le caractère proprement policier de la théorie et où le problème de l’origine de ce savoir dont se targue l’« inventeur » du complot n’est évidemment jamais posé« .

 De manière analogue, les antihellfest ont une « intuition » (quoique l’exemple que je mets en lien manifeste plus de bonne volonté que la moyenne). Ils ne connaissent pas, pour la plupart, grand chose au metal, n’en écoutent pas, l’avouent plus ou moins quand on les accule. Pourtant, ils se font fort d’en remontrer sur la question aux autres cathos qui étudient le metal depuis des années et en proposent une lecture plus nuancée (comme le Père Culat), aux universitaires (comme Nicolas Walzer), et aux métalleux eux-mêmes. Ils prétendent « réinformer » leurs lecteurs sur la question, alors qu’ils n’arrivent même pas, péniblement, à se constituer pour eux-même une information basique, qui soit juste et justifiée. Ils sont tellement sûrs d’avoir identifié la cause du phénomène, la « christianophobie » qu’ils glissent sur tout, qu’ils prennent rarement en compte les critiques, qu’ils sont persuadés de manière invincible de leur bon droit, qu’on a un peu l’impression de toujours leur répéter la même chose sans vrai retour.

 » Et ceci nous amène à un autre trait caractéristique des théories conspirationnistes. C’est qu’elles ne peuvent être réfutées. Dans la mesure même où elles prétendent tout « expliquer », ces théories rejettent d’emblée toute
contradiction, tout argument qu’on pourrait leur opposer, en y voyant, soit une preuve manifeste de la « naïveté » des contradicteurs, soit une simple manoeuvre des comploteurs visant à empêcher qu’ils soient démasqués. Toute contradiction, tout démenti devient alors une preuve supplémentaire de l’existence du complot. La dénégation, dûment instrumentalisée, se transforme en confirmation. Les thèses conspirationnistes, autrement dit, font un usage systématique du soupçon freudien : la dénégation confirme le symptôme. (Qui affirme avec force n’être pas intéressé par les choses du sexe confirme par là même combien il en est obsédé). L’organisation, la collectivité ou la catégorie de personnes accusée d’être au centre du complot se retrouve donc dans une situation de double bind des plus classiques : si elle avoue, c’est qu’elle est coupable ; si elle nie, c’est qu’elle est également coupable, et qu’elle cherche en plus à tromper son monde. Dans de telles conditions, la meilleure preuve de bonne volonté que puisse donner l’accusé consiste à reconnaître qu’il est
coupable. On reconnaît là le procédé psychologique caractéristique des procès de sorcellerie, prolongé à l’époque contemporaine, notamment, par les grands procès staliniens tels qu’Artur London les a décrits dans L’aveu ».

« Hell is hell », me disait encore ce matin sur facebook un catholique qui me reprochait de sous-estimer « la finesse des linguistes du Hellfest ». On pourra toujours expliquer à des antihellfest que le hellfest est avant tout un festival musical, faire l’historique des différents courants, remettre en contexte les paroles d’allure antichrétiennes. La plupart reviendront à telle ou tel parole hors contexte d’allure blasphématoire, et soit on continuera à argumenter avec eux, et ils nous soupçonnerons d’approuver tacitement le blasphème ou la « christianophobie », d’être leurs « alliés objectifs », soit on abandonnera, et ils auront le sentiment d’avoir démontré leur affaire. Et voilà comment le dialogue est plombé depuis plusieurs années, et s’enlise…

Je dois préciser, arrivé à la fin de ce parcours, que ce billet n’a pas pour but de pathologiser les antihellfest, de la même manière que les pourfendeurs de la « christianophobie » pathologisent par ce même terme toute critique du christianisme. J’estime parfaitement possible qu’on puisse trouver des arguments tout à fait recevables contre le Hellfest. J’ai discuté avec des catholiques critiques à l’encontre de ce festival ou du metal, et qui ne semblaient pas affectés par cette « mentalité du complot », comme Etienneweb ou le Chafouin. Et il arrive d’avoir des discussions vraiment intéressantes avec certains de ceux qui me semblent rentrer peu ou prou dans cette logique conspirationniste, ainsi les Yeux Ouverts. Rentrer dans ce type de conditionnement intellectuel n’est d’ailleurs pas incompatible, c’est évident, avec le fait par d’être réellement travaillé par l’Esprit et d’apporter un témoignage authentique de l’Evangile à nos contemporains. Enfin, les mêmes mécanismes sont à l’oeuvre chez des partisans de courant de pensées très différents (ils sont ainsi le pain quotidien des cathos progressistes de Golias, ou encore de différentes associations de défense de la laïcité) et même chez certains métalleux, comme le montrent un article de la Horde Noire semble-t-il désormais supprimé (évoqué dans cette interview en lien) qui voyait dans l’oeuvre du Père Culat une « infiltration » de l’Eglise catholique chez les métalleux, ou encore l’attitude de certains qui ont accusé le Collectif d’avoir monté de toute pièce la tentative de suppression du blog par la direction du Hellfest, que j’évoquais plus haut.

Et en effet, Alain de Benoist conclut son article de la manière suivante:

 « On a essayé de montrer ici que ce conspirationnisme met en jeu des
mécanismes psychologiques assez spécifiques. Ces mécanismes s’enracinent euxmêmes dans des traits permanents de l’esprit humain. C’est la raison pour laquelle il y a tout lieu de penser que les théories du complot réapparaîtront toujours sous une forme ou sous une autre. Si absurdes qu’elles puissent être, leur puissance mythique les dotera toujours d’une évidente capacité de séduction« .

 Simplement, et au delà de la bonne volonté de la plupart des catholiques concernés, je voulais signaler dans cet article que la contestation du Hellfest, née d’une indignation légitime dans son objet, quoique souvent mal informée, semble s’enfermer (enfer -mer)dans une logique conspirationniste, qui paralyse a priori tout débat, et menace de fausser le rapport de nombre de catholiques à la culture et à la société contemporaine. Et de tuer la nouvelle évangélisation dans l’oeuf…

Pour conclure, je ne résiste pas à la tentation de citer le « Collectif pour un festival respectueux de tous », qui cite lui-même l’évangile de Marc (comme quoi on a quand même quelques références communes):

« Que celles et ceux qui ont des oreilles entendent ! »  😉

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24 Réponses to “Hellfest: la tentation du complot”

  1. Salut Manu,

    Pas plus que d’autres, je n’accorde de vraie importance à la théorie du complot qui d’ailleurs pousse à l’inaction, ce qui n ‘est pas mon cas.

    Vraiment, je ne peux que t’encourager à étudier d’un peu plus près la Révolution avec un grand R, le concept et la praxis de la geurre culturelle élaborée par Gramsci et enfin les arguments développés par l’Eglise concernant le relativisme ( et les fameuses notions de tolérance et de consensus qui vont avec) et dont elle parle comme du nouveau totalitarisme ! Sur mon blog, en sommeil pour le moment, la recherche par mots clés permet de disposer de quelques références uitiles.

    Par ailleurs, je puis te dire les cathos dont tu parles, j’en connais beaucoup, ne se « contentent pas » de protester, loin de là : beaucoup sont engagés au service du prochain et du bien commun. Ta vision est par conséquent quelque peu dialectique mais c’est vrai rend plus facile la « démonstration ».

    Enfin, il y a intérêt à lire comme je l’ai fait le livre de Louis Rougier développant la thèse selon laquelle le christianisme est un poison, préfacé par Alain de Benoît qui conclue celle-ci par ces termes « D’où l’intérêt capital de l’ouvrage de M. Rougier, qui, en nous montrant ce qui a eu lieu, décrit du même coup ce qui nous attend. »
    http://r.garrigues.pagesperso-orange.fr/fr/textesrecents/christianisme.htm
    C’est éclairant !

    • « Pas plus que d’autres, je n’accorde de vraie importance à la théorie du complot qui d’ailleurs pousse à l’inaction, ce qui n ‘est pas mon cas. »

      Je ne crois pas que la théorie du complot pousSe à l’inaction. C’est au contraire une source de motivation puissante pour le militantisme. Et il n’en reste pas moins qu’il existe des similitudes entre les mécanismes intellectuels qui régissent les théories du complot et tes billets sur le Hellfest, qui fonctionnent davantage sur les mode de l’insinuation (« Les slogans du hellfest de cette année  » Our music, our religion » ou « our music, our battle » ne sont donc pas surprenants et beaucoup de métalleux se retrouveront dans cette double assertion :  » fais ce que tu veux sera toute la loi » et  » vis pleinement ce que tu ressens en toi ».« ), de l’amalgame (« La présence de groupes comme Therion ou Septic Fleh dont le dernier album s’apparente à une messe noire selon l’interview au hellfest, le développement du death metal dit mélodique ou symphonique, les déclarations des organisateurs du hellfest, la nature même de cette musique extrême issue du rock sont en effet autant d’éléments d’alerte et de vigilance. « ) et de l’analogie douteuse (« Il ne vous aura pas échappé que les actes anti chrétiens se multiplient dans le monde, encore tout dernièrement avec l’assassinat le jour de Noël de plusieurs dizaines de priants au Nigéria. Cet anti christianisme, bien que moins violent, n’en existe pas moins en France et a été dénoncé par de nombreux parlementaires. Depuis plusieurs années, le festival hellfest reçoit régulièrement des groupes véhiculant l’anti christianisme et c’est encore le cas cette année « ) que sur la mise en contexte et l’administration de la preuve.

      « Vraiment, je ne peux que t’encourager à étudier d’un peu plus près la Révolution avec un grand R, le concept et la praxis de la geurre culturelle élaborée par Gramsci et enfin les arguments développés par l’Eglise concernant le relativisme ( et les fameuses notions de tolérance et de consensus qui vont avec) et dont elle parle comme du nouveau totalitarisme ! Sur mon blog, en sommeil pour le moment, la recherche par mots clés permet de disposer de quelques références uitiles. »

      Ca fait en effet un moment que je compte faire un billet sur ce que je pense de l’utilisation que font certains catholiques de la référence au gramscisme. Pas le prochain, (qui sera sur le langage et les degrés de significations) mais certainement d’ici les vacances de printemps).

      « Par ailleurs, je puis te dire les cathos dont tu parles, j’en connais beaucoup, ne se “contentent pas” de protester, loin de là : beaucoup sont engagés au service du prochain et du bien commun.  »

      Relis mon billet et tu verras que je ne dis pas le contraire: « Rentrer dans ce type de conditionnement intellectuel n’est d’ailleurs pas incompatible, c’est évident, avec le fait par d’être réellement travaillé par l’Esprit et d’apporter un témoignage authentique de l’Evangile à nos contemporains. » Malheureusement, travailler sincèrement au service du Bien Commun ne va pas nécessairement de paire avec un juste discernement en toutes choses.

      « Enfin, il y a intérêt à lire comme je l’ai fait le livre de Louis Rougier développant la thèse selon laquelle le christianisme est un poison, préfacé par Alain de Benoît qui conclue celle-ci par ces termes “D’où l’intérêt capital de l’ouvrage de M. Rougier, qui, en nous montrant ce qui a eu lieu, décrit du même coup ce qui nous attend.” »

      Je connais les thèses de Rougier et d’Alain de Benoist. Je te rappelle que je viens de consacrer deux billets à la Nouvelle Droite, et que je rappelle dans le présent billet mon hostilité à la plupart de leurs thèses. Mais il n’en demeure pas moins que l’article d’Alain de Benoist sur la psychologie du conspirationnisme est excellent et n’exige pas du tout pour y souscrire de partager son opinion sur le christianisme. Ce n’est pas parce qu’un auteur est hostile au christianisme qu’il a nécessairement tort sur tout contre des catholiques, de même que ce n’est pas parce qu’un catholique accomplit plein de belles choses au service de l »Eglise qu’il a nécessairement raison sur tout contre quelqu’un d’hostile au christianisme).

  2. La théorie du complot est à mon avis compatible avec la foi chrétienne. Dans la mesure où elle croit que Satan œuvre contre la création de dieu et les hommes, depuis les origines jusqu’à nos jours… Et il est possible que Hellfest puisse s’intégrer à leur schéma de croyance.
    Au lieu, de tomber dans le piège d’une défense qui aurait pour objet d’alimenter leur obsédante vision d’un complot cosmique.
    Je choisirai plutôt d’attaquer l’aberrance de départ de nos accusateurs.

    J’aimerai faire un exemple à clouer au piloris: les Démons!
    Prenons, Belzébuth!!! Prince des Démons!!!
    Dieu, cananéen païen de la fertilité, Dieu des mouches, liés au cycle du soleil, plutôt sympathique priés par les paysans, . Roi 2 1.2 Allez, consultez Baal-Zebub,dieu d’Ekron, pour savoir si je guérirai de cette maladie. ».
    En Grèce et à Rome, où Jupiter était le dieu correspondant au Baal de l’Orient, on adorait un Jupiter chasseur des mouches, et dans les fêtes d’Apollon le culte des mouches avait aussi une place.
    Au temps de Jésus avec humour, Le B est remplacé par un L. Baal-zebul donne un jolie jeu de mot « dieu des fumiers ». Comprendre par là mouche à merde!!!

    je pourrai faire cette démonstration sur bien des supposés démons. Et ainsi détruire toutes la démonologie chrétienne!
    Es ce nécessaire?….

    Donc, j’ai qu’une chose à dire, nous pouvons encore et pour longtemps, dandiner nos têtes chevelues et chanter à tue tête, notre cher Belzebuth. Le prince des démon. C’ est un être imaginaire qui fut monté de toute pièce par le monothéisme.

  3. Le Collectif Provocs Hellfest n’a guère aimé mon dernier billet, et le fait savoir(et nous ressert au passage l’argument éculé du « relativisme »). Pas nécessairement très habile de répondre à des accusations de conspirationnisme en attribuant sans l’ombre d’un élément de preuve des arrières pensées politiques au Hellfest. Cela dit, nul ne pourra leur reprocher désormais de ne pas évoluer, puisqu’après qu’un de leur membres ait fait la chasse aux groupes ayant des paroles d’allure néo nazies l’an dernier, ils présentent désormais de la manière suivante les orientations politiques supposées du Festival (TADAAAM…!):

    http://provocshellfestcasuffit.blogspot.com/2012/02/le-hellfest-vitrine-de-lesprit-de.html

  4. Le sous entendu de leur message. C’est que le relativisme et la gauche sont à mettre dans le même panier et donc condamnable.
    Donc, si j’inverse le discours, la Vérité et à mettre dans le même panier que dans… la droite? L’extrême droite?.
    Mouarf!!!
    « La question est donc bien à la fois culturelle et politique. » disent-ils?  »
    Le provoc hellfest tombent sur un vide et une impasse en voulant prendre ce chemin.
    Car…
    Le metal, le BM, n’est ni une appartenance culturelle, ni ethnique, ni politique, ni national. Mais mondial!
    Ce serait comme vouloir mettre une étiquette politique, au rap, à la techno, ou au dubstep. cela n’a aucun sens!

    • D’accord sur l’extrême (et au demeurant très décevant) simplisme de leur réponse… Je vais essayer demain de répondre à la réponse que vous m’avez faite dans le billet sur l’amour du prochain…

  5. Je viens de lire une fabulation de provoc hellfest.
    http://provocshellfestcasuffit.blogspot.com/2011/06/temoignage-dun-festivalier.html

    Pour avoir vécu 2 concerts de Thérion, et possédant le coffret des live. J’ai trouvé cela très louche comme témoignage. Car cela ne correspond pas ce que j’ai connu.
    N’étant pas au hellfest 2011, je suis allé voir des vidéos de leur concert. Et bingo! Le post est de la désinformation.
    Franchement, ce provoc hellfest plus j’apprends à le connaitre moins c’est serieux.
    Voici une vidéo de Thérion pour voir la preuve en image.

    L’amour du prochain? Pas chez eux en tout cas!

  6. Apropos de conspirationnisme: j’ai trouvé cet article éclairant sur le corollaire de l’argument que les chrétiens seraient les seules à être critiqués en toute impunité, et selon lequel l’islam serait intouchable en France: http://tempspresents.wordpress.com/2010/09/23/jean-yves-camus-critiques-islam-nouvelle-obligation-morale-et-politique/

  7. Oui, j’étais tombé dessus.
    Cela est assez logique au fond pour le christianisme…
    C’est une religion, issus de nos racines, et de notre culture de souche,
    C’est une source, ou on peut mêler, un imaginaire médiévale., emprunt de magie et de sorcière.
    Le but n’est pas tant de faire disparaitre la religion chrétienne, mais plutôt utiliser son héritage pour alimenter la musique.
    C’est pas juste une dénonciation, c’est voyager au cœur du semi rêve et semi vérité. (la, j »écoute la du cold world).
    Dans le principe, et c’est piégeant, leur post, Lorsqu’il est dit qu’on devrait aussi attaquer l’Islam. La tentation est grand en effet!
    Mais, dans le fond, j’ai 2 reserves a faire. 1- on risque d’avoir deux étiquettes collés en même temps. Racisme et islamophobe. Du coup, être épinglé neo nazisme satanique. NON merci! Déjà, on lutte péniblement contre l’étiquette satanique.
    Sinon, ce serait cool que des groupes issus des pays arabes fassent une version BM satanique version islam. Qu’ils puissent aussi faire, ce qu’ils se passent aussi ici!!!

  8. Natural_Induction Says:

    La présence de cet article qui est apparu sur leur site juste après le sujet de Darth Manu montre les méthodes aussi étranges que simplistes de ce collectif.
    Il aiment beaucoup piocher des idées ailleurs en prenant ce qui les arrange mais surtout, surtout, en restant bien calfeutré derrière la barrière de leur site censé être une parole éclairante de vérité, ou le débat n’a jamais lieu. Ce n’est pas non plus ici qu’ils auraient le courage de venir discuter, bien qu’ils semblent consulter le site…

    Quand au blabla sur le relativisme, ça me fait un peu rire vu que derrière cela, on comprend bien que leur but est de stigmatiser la musique rock ou metal, même lorsqu’elle n’est pas à proprement parlé cathophobe, en suggérant qu’elle est inférieur à d’autres styles plus politiquement correctes sur le plan idéologique.
    Comme si le contenu en paroles d’une musique déterminait irrémédiablement sa qualité ou son niveau de respectabilité (ok, dans certains cas extrême, j’admets que ce raisonnement s’applique mais tout de même…). je me demande en passant pourquoi ils citent le jazz et l’opposent à la musique sacrée dans leur intro (auraient-il aussi une dent contre ce style la?).

    Et comparer Sabbath et Amstrong : franchement, vous êtes sérieux les gars? comment peut on comparer des artistes qui n’ont tout simplement…rien de comparable!
    En terme de style, d’époque, de contexte, de sonorités….
    Non bravo, c’est du haut niveau dans le n’importe quoi la. Tout ça pour suggérer quoi? Un ridicule et infantilisant « bouh écouter Black Sabbath cay mal parce que cay satanique, même que Ozzy il mange des chauves souris ! » ?
    Vous m’avez convaincu, demain je jette ma compil du Sab’ et j’arrête de jouer leur morceaux!
    Il y a décidément des gens pour qui l’ouverture d’esprit est un concept et rien d’autre… Quitte à comparer ces 2 formations musicales, personnellement je ne vois que des musiciens talentueux et aimés dans les 2 cas, qui ont marqué la Musique dans son ensemble par leur passage. Personne ne vous a jamais dit qu’il fallait en aimer un pour au contraire détester l’autre…
    Et pour la gouverne des gens de Provochellfest : qu’ils sachent qu’il existe des gens capables d’écouter du death metal comme de la musique sacrée, sans se sentir obliger de comparer les 2. Oui oui…j’en connais!

    Et pour la partie politique, dire que c’est la gauche qui se place plus en opposition des « anciennes valeurs », des traditions ou d’un ordre d’origine religieux, c’est enfoncer des portes ouvertes… Pour autant, je ne dis pas que c’est forcément bien, mais on se doute que ce n’est pas l’extrême droite qui irait aider à financer le Hellfest.
    Pour autant ça ne veut pas dire que le metal est un produit de gauche (on ira en parler aux groupes de black du moyen-orient, qui eux, ne vomissent pas sur le Christianisme mais bien sur l’Islam). Il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas de préférence religieuse pour une majorité de métalleux : toutes sont considérées avec le même recul et le même scepticisme (en passant, c’est la nuance *importante* entre les paroles des quelques groupes montrés du doigts et le sentiment général du public).
    Je veux bien souscrire au fait que tout n’est pas identique et de même valeur dans tous les domaines, et je ne suis pas surpris que certains pointent du doigt les idées de gauche (qui plus est lorsque les dénonciateurs sont animés d’un fort sentiment religieux) mais la musique est peut être l’un des domaines les plus relativistes et les moins bien choisi qui soit pour parler de cela!

    Derrière le message de provochellfest il raisonne comme une sorte de « écoutez et aimez seulement ce que nous, nous pensons bon pour vous » et il n’est pas nécessaire de démontrer que c’est un principe souvent irréaliste lorsqu’on parle culture, et plus spécialement musique. Si encore ils avaient comparé One Direction ou Justin Bieber à une oeuvre classique le consensus aurait été facile, et c’est la peut être le seul relativisme musical que je crois être très dommageable : oublier de distinguer les véritables artistes passionnés des machines à fric sans âme sous prétexte que « chacun a ses goûts ».

  9. Tout à fait d’accord! Tant qu’ils nous lisent, nous démontrons, qu’on réagit, et que nous sommes pas des détraqués décérébrés.
    J’irai même dire, que même si je n’adhère en rien à leur opinion et que nous nous en défendons.
    Ils peuvent vivre leur vie, leur liberté, Il y a assez de place pour tout le monde.
    Ils peuvent déraper autant qu’ils veulent sur leur blog., Ils m’amusent et j’ai même de la sympathie à les voir se débattre ainsi.
    Ils font que me conforter dans mes opinions, ce que sont des gens sans dialogues, agissant comme une secte.
    Alors que moi, en écoutant du Marduk, je suis très de loin, très loin, d’avoir une tel attitude.

  10. « Sinon, ce serait cool que des groupes issus des pays arabes fassent une version BM satanique version islam. Qu’ils puissent aussi faire, ce qu’ils se passent aussi ici!!! »

    Il y a des groupes qui font ça là bas comme al namrood qui peut se traduire comme « incroyant »:
    http://www.metal-archives.com/bands/Seeds_of_Iblis/3540334240
    http://www.metal-archives.com/bands/Al-Namrood

    http://r-a-b-m.blogspot.com/2010/07/al-namrood-ayyur-dhul-qarnayn.html
    http://finstergeist.blogspot.com/2012/02/al-namrood-estorat-taghoot-2010.html

  11. Excellent tout ça!!!
    ce blog est un puits de science.
    Reste plus qu’ croiser les doigts que ça passe au hellfest.

  12. Si, si, il faut comparer !
    http://www.citeetculture.com/

    Et ce d’autant que le metal dont il s’agit exprime volontiers ses critiques, c’est le moins que je puisse écrire, sur le christianisme.

    Ce serait bien aussi de dire en quoi les infos sur les groupes épinglés par le collectif sont celles d’extrémistes. C’est un peu court comme argument !

    http://provocshellfestcasuffit.blogspot.com/2011/12/analyse-de-la-programmation-2012-n-2.html

    http://provocshellfestcasuffit.blogspot.com/2011/11/analyse-de-la-programmation-du-hellfest.html

    Chantal Delsol de l’institut : une extrémiste ?

    http://provocshellfestcasuffit.blogspot.com/2012/02/boucs-emissaires-retour-sur-un-article.html

    A propos de démocratie, de respect, ce billet n’est pas mal non plus :
    « la liberté d’expression revendiquée comme absolue par le hellfest et qui piétine le sens commun et le respect du à tous croyant n’a pas plus de sens que l’homophobie ou l’islamophobie. C’est tellement vrai que lors de la table ronde de 2010, Ben Barbaud et les autres participants ont TOUS reconnu que des propos homophobes ou islamophobes n’étaient pas envisageables. »

    http://provocshellfestcasuffit.blogspot.com/2012/02/vous-avez-dit-democratie-et-respect.html

  13. Cela fait pas mal de post.
    Je connais pas tout les groupes. Dimmu Borgir vient régulièrement en France. Difficile de le faire interdire.
    Je suis allé le voir, il y quelques années, à l’Elysée Montmarte. Les spectateurs étaient assez variés. Il touche un public assez large. Il y avait une super ambiance.
    Mais perso, dans le clip « Sorgens Kammer Del ii » avec le christ ensanglanté, j’ai envie de dire et alors? je renvois au film « la passion du christ ».
    Le film, nous montre un acharnement barbare contre Jésus. Sans moral, ni justice. Des scènes, bien plus dur, que le clip de Dimmu.
    Quand le Christ se fait fouetté sauvagement, il y a un bébé diable qui sourit de plaisir. Si une tel scène avait été faites par groupe de BM, ils auraient crié au scandale? . Une fois, en croix, Jésus est un tas de chair déchiré et ensanglanté. scandale? Non, Donc, ça veut dire que seul des chrétiens ont le droit de montrer Jésus, comme bon leur semble et personne d’autres?.

    La grosse différence, cela reste que dans dimmu, c’est de la fiction, et que les membres se feraient jamais cela pour de vrai.
    La grosse différence, c’est que les croyants acceptent, un film tel qu’il est sans censure, parce qu’ils croient vrai ce qu’on leur montre.

    La joyeuse réalité, c’est que les membres ne feront jamais cela, et s’il avait été présent à l »agonie. Il aurait été dégouté de voir cela.Il se serait barré, comme les disciples de Jésus à ce moment la.
    La morbide réalité, c’est qu’un croyant, aurait été heureux, d »être là. Car c’est le sang du Christ, qui lui à permettent d’avoir le Salut.

  14. Natural_Induction Says:

    « Ce serait bien aussi de dire en quoi les infos sur les groupes épinglés par le collectif sont celles d’extrémistes. C’est un peu court comme argument ! »

    En ce qui me concerne, je ne considère pas du tout que leurs positions sont celles d’extrêmistes. On en est encore loin, heureusement.
    Pour autant, vous connaissez déjà mon point de vue sur la globalité du problème :
    Ici le souci n’est pas tant que ce site montre du doigt les groupes résolument anti chrétiens (qu’ils se plaignent de trucs comme Marduk ou Mayhem, quoi de plus logique? Enfin je n’ai pas de souci avec cela et je ne soutient pas ces groupes) mais plutôt qu’il essayent de montrer le metal dans son ensemble sous un jour négatif (du moins, à travers les groupes invités au Hellfest) dans une sorte de mise en garde censée nous ouvrir les yeux.
    Or, en tant que metalleux moi même, je vois bien que le fond de leur discours est creux : il est constitué en partie d’un empilement de jugements à la va vite, de généralisations et de soupçons paranoïaques sur l’occultisme, le satanisme ou la dangerosité présumée de tel ou tel groupe.
    Précisément le genre de clichés dont souffrent d’habitude les chrétiens non (du type : prêtres = pédophiles)?

    J’avais déjà démonté plusieurs fois certains de leurs arguments sur votre site ou ici même, notamment sur un article entier ou ils approximaient joyeusement sur des groupes dont il venaient seulement de connaitre le nom sur le site du HF… (Lamb of God, Blue Öyster Cult, etc..)
    Mais comme d’habitude, il n’y a pas eu de réponse de leur part. On ne voit probablement que ce dont on a envie de se convaincre dés lors que l’on part avec un tel à priori… (en passant, c’est valable pour certains metalleux également, on est bien d’accord).

    En bref, qu’ils soient hostiles à la présences des groupes les plus extrêmes et qu’ils en parlent, faits à l’appuie, je n’ai rien contre (même si, dans la majorité des cas, on est plus dans le très mauvais gout que dans le réel danger mais bon, je le comprend malgré tout très bien).
    En revanche, cette attitude consistant à dénigrer constamment par le sous entendu (si au moins ils avaient l’honnêteté de dire une bonne fois pour toute ce qu’ils pensent!) quelque chose auquel on ne connait rien ou presque, c’est plutôt lassant. Ils ne feraient qu’élever le débat s’ils pouvaient rester sur des critiques qui les concernent directement (enfin, quel débat y a t-il avec eux??)

    Enfin, je crois que l’on accorde tous trop d’importance à cet aspect. A ce niveau, les gens de ce collectif sont un peu l’équivalent de ceux qui diabolisaient le rock à ses début ou bien qui faisaient des procès en satanisme à Judas Priest dans les années 80… Il y en a eu avant, il y en aura après.
    Ils s’attaquent à quelque chose qui, d’après ce qu’on peut lire dans leurs articles, les dépassent à beaucoup de niveaux (excepté celui du rapport à la religion dans les cas les plus extrême…) et sur lequels ils ont plus de préjugés que de connaissances.

    Cela dit, juste pour le « fun », je serai curieux de les avoir en face de moi pour discuter de leurs textes et même de leurs faire écouter un peu de ce que j’aime, histoire de voir ce que ça leur inspire ! (j’ai quelques idées mais bon… :P).

    Et quitte à comparer , selon ce que vous disiez : ok, mais avec quoi? et sur quelles bases? Le coté idéologique mis à part, il n’y a rien de plus délicat que de comparer quelque chose en musique. Je suis curieux de savoir, si vous avez des idées (parce que finalement, c’est bien ce que fait, en ratant assez lamentablement vu l’argumentation inexistante, le dernier article de provochellfest).

  15. @ Angel,
    Je renvois au film “la passion du christ”. Excellent film, dur certes mais dont la scène finale préfigure la résurrection avec la figure grimacante de Satan qui constate sa défaîte. On peut aussi consulter les très nombreuses oeuvres d’art représentant la crucifixion. Tout est dans la manière !
    @ Natural induction mais pas seulement,
    « il n’y a rien de plus délicat que de comparer quelque chose en musique ». Dans les bilets consacrés au rock sur mon blog, il en a été question assez longuement : mélodie, harmonie, ryhtme.
    A prendre aussi en compte l’ambiance musicale des concerts ( son et effets spéciaux), les textes, les thèmatiques, les pochettes…

    Une série de 10 billets ( http://www.citeetculture.com/categorie-12048726.html) avec cette conclusion :

    Comment discerner une bonne d’une mauvaise musique ?

    – L’émotion musicale : la musique nous pousse-t-elle à la sensualité, à la violence, à l’arrogance, au repli sur soi, en devient-on dépendant ?

    – Le clip : le mieux est souvent de ne pas les regarder…mais il peut donner une idée.

    – Le style de vie de l’artiste ou du groupe

    – La chanson proprement dite, son rythme et ses paroles

    – La pochette-couverture de l’album

    Attention aussi, car un bon artiste peut faire une mauvaise chanson, tout comme un mauvais artiste peut faire une bonne chanson.

  16. Merci pour toutes ces réactions. J’essaierai d’y répondre d’ici jeudi, après la publication de mon prochain billet dont la rédaction me prend pas mal de temps.
    Bon début de Carême d’ici là à ceux qui le fêtent!

  17. Natural_Induction Says:

    @ LYO :

    « Dans les bilets consacrés au rock sur mon blog, il en a été question assez longuement : mélodie, harmonie, ryhtme. »

    Oui, mais c’est l’interprétation d’une personne, avec ses gouts, son contexte personnel et ses expériences (en l’occurrence influencées, semble-t-il par le contact avec les jeunes dans son travail, et bien évidement par la religion en tant que croyant), pas une science dictant des règles définitives et infaillibles (comme dans certaines citations évoquées dans ses articles d’ailleurs!).

    « A prendre aussi en compte l’ambiance musicale des concerts ( son et effets spéciaux), les textes, les thématiques, les pochettes… »

    Bien sur. Et les textes, c’est un peu ce qui motive une grande partie de ce qui est à l’origine de cette discussion. Pour autant, je crois que l’analyse que j’avais fait de certaines revendications des Provochellfest montre qu’il faut aussi savoir prendre du recul par rapport aux textes (souvenez vous de Don’t Fear The Reaper, interprétée à l’envers sans même de recherche de leur part!) et à plus forte raison encore, par rapport à l’identité visuelle ou aux thématiques d’un artiste.

    Quand à la conclusion des articles que vous évoquez :

    Je crois qu’il suffit de jeter un oeil dans les commentaires pour voir qu’on est très loin de dégager un consensus. Le simple fait de parler de « bonne ou mauvaise musique » est largement sujet à caution vu les critères, loin d’être universels, posés au départ par l’auteur.
    Je comprend très bien qu’on se dresse contre une musique qui prône avec sérieux et insistance la violence, la discrimination ou autre mais vous savez comme moi que ces cas ne concernent, pour notre sujet, que 25 à 50% des groupes qui sont évoqués par vous ou par le site ProvocHF (autrement dit : le « vrai » black metal, le nsbm, certains groupe de death, etc…).

    Le reste? C’est l’affaire des préjugés et parfois de la réaction épidermique de ceux qui débarquent dans un milieu qui n’est pas le leur et dont l’imagerie ou la mentalité ne leur correspondent pas.
    Plus grave parfois, ces gens mettent un point d’honneur à se convaincre qu’ils ont raison sur tout et à tenter de désinformer pour rendre plus dangereux et effrayant ce qui ne devrait pas l’être tant que ça. C’est précisément ce dernier point qui est regrettable.

    • Plusieurs choses :

      D’abords, ce n’est pas parce que quelqu’un parle en chrétien que cela l’empêche d’analyser objectivement les choses, en musique comme dans le reste des activités humaines. La saisie de l’intelligible dans le sensible n’est pas affaire de foi et c’est ainsi que la démarche des comparaisons dont je me suis fait l’écho sur lmon blog  » A propos de hiérarchie des civilisations » est utile car reposant sur une démarche objective et pas de préjugés.

      Ensuite, je prends acte ( et venant d’un plus grand spécialiste que moi, l’avis est à prendre au sérieux) que 25 à 50% des groupes posent problème et pas seulement de la mouvance black). C’est ce que j’écris depuis que je me suis engagé sur ce dossier.

      Enfin, je crois que si des metalleux comme vous régissaient davantage auprès de l’orga du hellfest, il en serait autrement/réactions et actions du collectif. Cela suppose des choix, pas faciles j’en conviens, mais c’est aussi cela la responsabilité et la liberté.

      • Natural_Induction Says:

        @ LYO :

        « D’abords, ce n’est pas parce que quelqu’un parle en chrétien que cela l’empêche d’analyser objectivement les choses, en musique comme dans le reste des activités humaines »

        Et bien justement, je suis parfois tenté de douter de la pleine objectivité du propos sur certains points de ce qui nous concerne.
        A l’inverse, un metalleux est-il, selon vous, bien placé pour juger en toute objectivité d’une religion? Pas sur… (et c’est précisément l’objet de la critique des croyants aux metalleux au fond : « ne dénigrez pas ce que vous ne connaissez pas »! ).

        Et n’est ce pas le rapport bien/mal très personnel, presque « romancé » et profondément ancré dans les religions qui poussent certains à se méfier de tout ce qui mentionne de près ou de loin, le diable ou l’enfer? Et ce au mépris de tout critère objectif pour le coup.
        Je vous renvoie notamment au propos de ceux qui accusent encore et toujours ac/dc de satanisme à cause de morceaux comme « highway to hell ». Même chose à propos des inquiétudes qui sont souvent brandies face aux groupes qui manient l’occultisme dans leur art (on en a déjà parler concernant Sabbath en particulier).
        En gros, tout ce qui n’est pas connu, maitrisé et bien rassurant exerce une sorte de défiance chez certains chrétiens, qui y voient forcément la marque du mal (ou s’en persuadent). On parle aujourd’hui du metal, mais 60 ans en arrière, ce sont bien les début du rock qui étaient parfois qualifiés de diaboliques, et des années avant, la musique savante post-révolution française : qui aurait encore aujourd’hui un tel discours en dehors des plus extrémistes?

        ok pour se plaindre de ceux qui font usage d’une violence évidente et sincère dans leurs propos mais pour le reste il faudrait peut être juger les choses à la mesure de faits et non pas des peurs ancestrales que peuvent inspirer certains symboles.

        « je prends acte ( et venant d’un plus grand spécialiste que moi, l’avis est à prendre au sérieux) que 25 à 50% des groupes posent problème et pas seulement de la mouvance black). »

        Vous savez bien que je n’ai jamais nié que, même à mon sens, certains groupes vont trop loin dans la provocation et que ça en devient juste débile et insultant.
        Cependant, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : je parle bien de 50% des groupes mentionnés sur des sites comme le votre ou Provochellfest, non pas de 50% de la programmation du Hellfest ou même du metal en général.

        « Enfin, je crois que si des metalleux comme vous régissaient davantage auprès de l’orga du hellfest, il en serait autrement/réactions et actions du collectif. »

        « Autrement » comment selon vous? J’ai tendance à penser que ça ne changerait rien de leur position (comme on a pu le voir, ils ne changent pas souvent d’avis, même de façon très minime et se complaisent dans leur -présumée- parfaite connaissance du sujet, bien qu’ils nous lisent probablement souvent).

        Après, je me vois mal faire du militantisme contre l’orga du HF vu qu’une telle réaction, si elle était généralisée, serait automatiquement récupérée par ceux qui veulent faire disparaitre ce que j’aime en musique au sens large (soyons clair, si seuls quelques guignols blackeux en pâtissaient ça ne risquerait pas de m’émouvoir…)
        De même, je me vois mal servir les intérêts de gens comme ceux de provochellfest alors que j’exprime mon désaccord avec leurs méthodes et , à la louche, 50% de ce qu’il disent au moins.
        Et en tant que fan, le fait de me faire traiter par sous entendus, de satanicodépravé ou bien d’inculte en musique, je l’apprécie tout aussi moyennement qu’eux lorsqu’on les accuse d’extrémisme :).

        Comme vous l’avez dit, il y a des choix difficiles… Pour ma part, j’attends de voir comment cela va évoluer cette année et l’an prochain niveau débats/polémique/programmation etc…
        Je ne me sens pas tant coincé car ce n’est pas vraiment le Hellfest en tant que tel que je soutiens (je n’y vais d’ailleurs pas à l’heure actuelle) mais bien la musique qui m’accompagne depuis déjà longtemps.

  18. […] Les Yeux Ouverts a évoqué récemment le sens connotatif, d’une manière qui prétendait renforcer sa position alors […]

  19. Mince, j’avais oublié de suivre les commentaires …

    L’article de Provoc Hellfest sur « la vitrine de l’esprit de gauche laïcarde » m’a bien fait rire.

    Comme faisait remarquer mon copain, le collectif Provoc Hellfest est a-confessionnel et a-politique de droite chrétienne ^^.

    C’est pas très malin de leur part quand même, ils feraient mieux d’assumer leurs idées plutôt que de se tirer des balles dans le pied.

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